Stratégie des thérapies brèves
- 26 déc. 2022
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : 24 juil. 2025
Paul Watzlawick et Giorgio Nardone - 2015

Plan
Première Partie
THEORIE DE LA THERAPIE BREVE
1. La construction des "réalités" cliniques, Paul Watzlawick
2. La construction de la connaissance, Ernst Von Glasersfeld
3. L'influence du constructivisme sur la psychologie brève interactionnelle, Martin Wainstein
4. Ethique et cybernétique de second ordre, Heinz von Foerster
5. Logique mathématique et logiques non ordinaires comme guides pour la résolution stratégique de problème, Giorgio Nardone, Alessandro Salvini
TECHNIQUE DE LA THERAPIE BREVE
6. Le langage qui guérit : la communication comme véhicule de changement thérapeutique, Giorgio Nardone
7. Les vertus de nos défauts : un concept clef de la thérapie éricksonienne, JK Zeig
8. La technique psychothérapeutique du recadrage, Paul Watzlawick
9. Thérapie systémique individuelle, John H. Weakland
10. Thérapie brève : un développement centré sur la solution, Steve de Shazer et al.
11. Intégrer des modèles post structuralistes de thérapie familiale brève, Stefan Geyerhofer et Yasunaga Komori
12. Histoire de psychothérapie, Cloé Madanes
13. Des modèles généraux aux protocoles spécifiques de traitement : la thérapie brève stratégique évoluée, Giorgio Nardone
14. La recherche intervention clinique, Giorgio Nabone, Alessandro Salvini
Résumé
Résoudre en peu de temps la plupart des problèmes psychologiques, telle est l'ambition de la thérapie brève.
Ses emprunts sont multiples : si elle puise à des sources anciennes (comme la rhétorique grecque ou l'art chinois du stratagème), et modernes (comme la suggestion et l'hypnose), l'épistémologie qui la sous tend est constructiviste : le patient construit sa réalité.
La thérapie vise alors à défaire cet édifice pathologique, répétitif et clos, pour ouvrir des possibilités nouvelles :
"Agis toujours de manière à augmenter le nombre des choix possibles".
Pour peu que l’on prenne la peine d’y bien regarder, il n’est nul individu
qui ne vit et construit sa propre réalité.
L’expérience de chacun résulte ainsi d’interactions successives et constantes entre une vision du monde et la connaissance résultant de son application. Voilà ce que nous disent en substance les divers textes rassemblés sous la direction de Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, représentants s’il en est de la désormais célèbre Ecole de Palo Alto.
Cet ouvrage nous amène ainsi à considérer que de toutes les illusions, la plus périlleuse consiste à penser qu’il n’existe qu’une seule réalité, la nôtre.
C’est que toute proposition (qu’elle soit thérapeutique ou autre), pour reprendre Wittgenstein, n’est jamais qu’une transposition de la réalité telle que nous la pensons et non pas telle qu’elle est, « réellement ».
Le constructivisme clinique auquel cette somme d’articles contribuent s’appuie sur le postulat épistémologique selon lequel aucune explication n’est vraie en soi.
C’est seulement du rapport entre un message et son contexte qu’émerge une signification.
En regard de cela, la thérapie brève, qu’introduisent à leurs manières
Nardone et consort autour de thématiques parfois forts diverses, incarne
en ses applications une logique du changement dont la pragmatique repose
sur un ensemble de méthodes résolument axées sur la résolution de
problèmes d’ordres relationnels.
L’intervention y est placée sous le sceau de la brièveté par souci d’efficacité mais d’abord et surtout parce que les objectifs y sont sciemment limités.
La stratégie clinique qui y est alors employée consiste en la co-construction, entre le client et le thérapeute.
Pour aller plus loin



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